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Joseph Ndoko : «Je préfère perdre les matchs de préparation et gagner les matchs officiels»

Joseph Ndoko : «Je préfère perdre les matchs de préparation et gagner les matchs officiels»

L’entraineur des Lionnes indomptables fait le point du deuxième regroupement de son équipe, bouclé ce mardi à Yaoundé par des matchs d’évaluation aux résultats mitigés, notamment une victoire et une défaite. L’équipe reprend le stage vendredi prochain dans la perspective du match face au Congo le 4 juin prochain, comptant pour les éliminatoires de la CAN féminine 2018 prévue cette année au Ghana.

Rendus à la fin de deuxième regroupement de l’équipe dans la perspective des éliminatoires de la Can féminine 2018, quel bilan en faites-vous ?
C’est un bilan mitigé. On a souvent été angoissés par l’absence d’infrastructures pour s’entrainer. Ça nous a souvent beaucoup préoccupés. Mais sur le plan technique, je crois que les filles ont retenu bon nombre de choses, contrairement à mes attentes de début. On a souvent un problème d’émotion au niveau de la finition. Je crois que ça été géré aujourd’hui lors des matchs de préparation. Au prochain stage, on devra mettre néanmoins un accent dessus.

Votre équipe marque, mais ne parvient toujours pas à préserver les acquis…
On a pris aujourd’hui trois buts qu’on pouvait éviter, même si c’était avec deux équipes différentes. Mais je préfère perdre mes matchs de préparation et gagner les matchs officiels. Je peux vous rassurer que tout ce que nous avons relevé comme errements sur le plan offensif comme défensif, on va en tenir compte. Très tôt vendredi, ça sera notre premier chantier.

L’adaptation avec les joueuses professionnelles qui ont rejoint le groupe tarde à être effective. Qu’est-ce qui fait problème ?
Ce n’est pas évident. Les philosophies sont différentes. Quand une joueuse quitte par exemple l’Espagne pour l’Afrique du Sud, ça varie. Maintenant, son talent peut lui permettre de s’adapter très vite. Il y a encore de petits soucis. Dans le match (face à Assio’o Robert football academy : 1-2), on a vu Akaba et Ada en difficultés et en deçà des attentes. Elles voulaient porter l’équipe sur le dos, ce qui n’est pas évident. Mais avec le temps, ça va se régler.

On peut donc s’attendre à vous voir aligner plus de joueuses locales dans le match face au Congo que de professionnelles ?
Pas forcément. Il y a un problème extrêmement important à souligner : L’émotion. Dans ce match, il y aura un grand public, que ce soit au Congo ou au Cameroun, et ce n’est pas évident. Il y a des filles qui n’ont jamais joué à ce niveau, et c’est difficile de miser sur leur rendement. Du coup, il faut faire confiance à celles qui ont l’habitude d’être dans ce genre de situation.

Quelle sera la composition du troisième contingent qui entrera en stage vendredi pour la troisième phase de ce stage ?
On garde un groupe avec beaucoup de locales. Mais, on a mis en attente les professionnelles. Au fur et à mesure qu’elles viendront, on fera des remplacements. Et en laissant une joueuse locale, on saura qu’elle a déjà épousé 60% de notre philosophie, on pourra la récupérer après. Le gros souci est de savoir si les joueuses qui sont à l’étranger, aussi talentueuses soient-elles, si elles vont vite épouser notre philosophie de jeu le 4 juin.

Que savez-vous du Congo, votre adversaire pour ce match à venir ?
Je ne pense pas. L’idée réelle, c’est d’aller observer l’adversaire. Ça n’a pas été fait. Je me suis basé sur les rapports que j’ai reçus. Si on veut respecter le football, il faut savoir que les autres nations sont en train de travailler pour émerger. Il ne faut pas qu’on se fasse surprendre.
Propos recueillis par Y.A.K.

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