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LFPC, LE CIEL TOUJOURS SOMBRE

LFPC, LE CIEL TOUJOURS SOMBRE

Ce pendant que les clubs affûtent leurs armes pour amorcer avec  la sérénité nécessaire la saison 2018- 2019, le ciel est toujours assombri au niveau de la ligue de football professionnel du Cameroun, le président de la dite ligue le général Pierre Sémengué et les présidents des clubs élites one & two sont toujours à couteaux tirés, ils se regardent toujours en chiens de faïence, le différent à pour origine l’attitude du président Pierre Sémengué  dans la prise des décisions unilatéralement. Par exemple la décision de faire passer le nombre de clubs de 18 à 20 en MTN élite one et de 15 à 18 en MTN élite two. Le patron de la LFPC justifie cette décision par sa volonté d’offrir plus de matchs aux joueurs pour relever le niveau de jeu et leur accorder ainsi d’avoir au moins une cinquantaine de matchs dans les jambes à l’issu d’une saison, mais d’autres trouvent que c’est une incongruité sur le plan technique, car avec les défis qui attendent le football camerounais cette saison, il n’est pas facile de croire à ce projet. Déjà avec la CAN qui se jouera en juin, il est fort à parier que ne championnat ne serrait fini d’ici fin mai, et il n’est pas plaisant de suspendre le championnat, suivre la CAN et revenir le poursuivre. Après il y a le financement qui n’est la chose la plus facile au sein de la ligue, avec les difficultés des années antérieures, où des équipes étaient obligés de voyager incomplets à cause de la sècheresse de la trésorerie, le rêve du financement est interdit, et la gestion intermittente du championnat due à la participation de nos plénipotentiaires en campagnes africaines. Tous ces ingrédients ne permettraient pas de bien finir la saison dans le respect des délais, d’où cette décision à été prise sans une réflexion minutieuse en amont, et il faudrait pour le bien du déroulement de nos championnats que la navigation à vue cesse et que la ligue se mette véritablement au service du football d’élite pour tendre enfin vers le professionnalisme comme l’indique son appellation.

Et en football, quand on veut la qualité, on n’accroît pas la quantité, la preuve, de nos jours il est pratiquement difficile de voir un joueur de MTN élite one être retenu dans un club de renom à l’étranger, simplement parce qu’il n’y a pas la qualité. Et l’introspection, on dirait est interdite dans notre football. Jamais dans ce pays on a vu des réunions d’évaluation après une compétition aussi modeste que soit-elle. Nous sortons fraichement d’une coupe du monde où nous étions absent, aucune évaluation n’est faite, et même celle où nous y étions n’ont jamais été évaluée, malgré les manquements décriés par tous. Et le constat amer est que l’écart qui nous sépare du niveau de la coupe du monde est très grand, et même les entraineurs dans leur cadre syndical ou associatif ne font aucun effort pour faire des analyses et proposer aux instances faitières qui sont dirigés par des incompétents. Plus cette attitude sera présente dans notre football, on s’éloignera d’avantage du haut niveau, et les rares joueurs qui pourront avoir des contrats professionnels ne pourront pas jouer immédiatement.  

Interroger sur ce sujet, Me. Dieudonné Happi, président du comité de normalisation de la FECAFOOT répond : « Nous essayons, au niveau du comité de normalisation de tout faire pour que cette crise soit résolu, vous savez la ligue de football professionnel, c’est quand même la ligue far du football camerounais, et je pense que tout doit être fait pour éviter ce genre de situation, nous nous employons à aider à la résolution de cette crise ».

Happi Raphaël

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