CAN féminine 2018/Joseph Ndoko : «Nous irons à la CAN gonflés à bloc si…»

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Après son deuxième sans faute avec les Lionnes indomptables, le sélectionneur, a savouré en conférence de presse samedi la qualification pour le tournoi final, mais insiste sur une bonne préparation avant le coup d’envoi de la compétition proprement dite.

Quelle analyse faites-vous de ces deux matchs aux scores identiques. Y a-t-il eu des difficultés particulières dans la préparation du match retour ?
Pour une première, c’est toujours compliqué. On a fait des stages au départ avec des filles locales. A un moment donné, il fallait comprendre l’enjeu. On a trouvé le juste milieu avec une équipe composée de celles qui sont au pays et de celles qui sont à l’extérieur, étant donné que le temps était court. C’est à ce niveau que ça été difficile. Sinon, je crois que la philosophie que j’essaie de mettre en place requiert du temps. Et ce temps, on n’en avait pas. Je salue vraiment les filles qui ont pu, avec un pourcentage considéarble quand même aujourd’hui, appliquer cette philosophie.

Quelle différence faites-vous entre l’équipe congolaise du match aller et celle d’aujourd’hui en match retour ?
L’équipe du 6 juin jouait à domicile, et nous on était en déplacement. Elle ne nous a pas vus jouer depuis plus d’un an. Elle jouait sur un terrain synthétique sur lequel elle s’entrainait. On s’entranait sur un terrain avec gazon naturel parce qu’on croyait qu’on jouerait au Congo sur gazon naturel. Pour ce match-ci, je préfère cette équipe du Congo. Elle n’avait plus rien à gagner alors que la première voulait mettre en place ce que le coach demandait. Est-ce qu’on leur a donné les moyens de pouvoir le faire, je ne pense pas. Globalement au vu de ce qu’elle a présenté aujourd’hui, c’était nettement mieux que la dernière fois.

Vous avez passé près de six mois sans activité. Maintenant que vous êtes qualifiés, est-ce que vous avez envisagé avec la Fecafoot de débuter tôt la préparation afin d’éviter des surprises avant la CAN ?
Si on avait eu assez de temps de préparation, sans doute je serais allé à ce match avec uniquement les joueuses locales. Le facteur temps ne répondant pas à une bonne préparation, j’ai été obligé d’appeler tout le monde. Maintenant, il faut accepter toutes les erreurs qu’on a pu constater jusqu’ici. On ne marque pas comme on devait le faire malgré nos multiples occasions, parfois par manque de concentration. C’est encore bien que ça arrive maintenant, on va pouvoir les corriger. Cependant, il nous faut du temps. Mais on n’a que cinq mois qui nous sépare de la CAN. Est-ce que ça sera uniquement le problème de Joseph Ndoko ou alors de toute la nation ? Je crois qu’aujourd’hui il faut tirer un coup de chapeau aux joueuses car elles sont allées chercher cette qualification au plus haut. Il n’y a pas eu de désordre, assez de discipline.

Coach, vous héritez d’une sélection vice-championne. Le peuple camerounais rêve désormais de mieux. Etes-vous certain de réussir le pari de remporter la CAN ?
Je suis disponible pour prendre tout ce qui est bon pour notre nation. L’héritage est là et demeure. Il suffit qu’une personne soit indisponible, parce qu’appelée à d’autres fonctions pour qu’une autre personne arrive. Je puis vous rassurer que je ne suis pas arrogant, je respecte beaucoup le football. Je ne recule jamais devant les défis. C’est un défi que j’adore et je le partage avec les filles. J’irai au Ghana –si ça se joue finalement là-bas-, étant gonflé si on se prépare bien. On part aussi pour gagner la CAN, parce qu’on fait partie du big four, notamment le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud et le Cameroun. On ne part pas pour essayer. On va pour gagner la CAN, et je n’ai pas besoin qu’on me caresse dans le sens du poil.

Propos recueillis par Yannick Kenné

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