Catégorie : Selection de l’équipe ZoneFoot

Lions indomptables : Patrick Kluivert encense André Onana

Le nouvel entraineur adjoint du Cameroun a fait récemment une fleur au jeune portier camerounais de l’Ajax Amsterdam, qui selon lui, sera «normalement» convoqué pour le match du 8 septembre prochain contre les Comores.

Au lendemain de son intronisation comme entraineur adjoint des Lions indomptables, Patrick Kluivert, n’a pas manqué de mots plaisants à l’endroit d’André Onana dans la presse hollandaise. Le Néerlandais de 42 ans a été appelé à donner son avis sur le jeune portier de l’Ajax Amsterdam où il a lui-même évolué par le passé. Pour lui, Onana est «un excellent gardien», a-t-il confié à De Telegraaf.

Le coach adjoint des Lions indomptables annonce également que dans la perspective du match Comores-Cameroun du 8 septembre prochain, comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la «CAN Total Cameroun 2019», «Il sera normalement là», ajoute Kluivert.

En clair, s’il y a un seul joueur qui est déjà certain de figurer sur la première liste du duo hollandais dans la perspective de ce match là, c’est bien André Onana. L’adoubement de ce dernier par l’adjoint de Clarence de Seedorf, ne sera sans doute pas sans incidence sur le poste de numéro un dans les buts des Lions indomptables.

Onana pourrait donc gravir des marches dans la préséance des gardiens de buts, devant Fabrice Ondoa et même Idris Carlos Kameni, qui eux demeurent dans l’expectative de cette première liste du duo hollandais.

Eliminatoires CAN U20 : les Lionceaux éliminés !

La sélection nationale des moins de 20 ans a été sortie par le Mali dimanche à Bamako, suite à une lourde défaite 0-3, et n’ira pas au Niger l’année prochaine.

L’opération s’annonçait périlleuse, après le nul concédé à domicile à l’aller par les Lionceaux, face aux Aiglons du Mali, dans le dernier tour des éliminatoires de la CAN U20, «Niger 2019». Les Camerounais avaient manqué l’occasion de prendre un léger avantage avant le match retour qui a eu lieu ce dimanche 22 juillet au stade Modibo Keïta de Bamako. Le Cameroun n’a pas pu faire le poids face à cette sélection malienne joueuse et conquérante, et s’est lourdement incliné sur le score de 3-0.
Par conséquent, Christophe Ousmanou et ses joueurs ne prendront pas part à la phase finale de la compétition. Les Aiglons ont ouvert le score peu avant la demi-heure de jeu, grâce à Dramé Madji, qui permettait à son équipe de mener 1-0 à la mi-temps. Au retour des vestiaires, les Maliens, beaucoup plus rassurants dans le jeu qu’en première période, obtiennent un pénalty suite à une faute sur Mohamed Camara. El Bilal Touré, l’avant-centre des Aiglons, se charge de le transformer (2-0).
Dans le dernier quart d’heure de jeu, Dramé Madji, encore lui, réalise le doublé (3-0), et poinçonne le ticket qualificatif du Mali pour la CAN U20, aux dépens des Lionceaux, qui n’ont jamais réellement convaincus depuis l’entame de ces éliminatoires.

Lions indomptables : Entre Ondoa et Onana, Thomas Nkono tranche !

L’ancien gardien de buts du Cameroun a donné son avis sur les deux jeunes portiers prometteurs, et la rivalité tacite nourrie dans l’opinion au sujet de leur préséance en sélection.

Dans un entretien accordé à AfricaFootUnited.com, Thomas Nkono, actuel entraineur en charge de la préparation des gardiens de buts à l’Espanyol Barcelone, s’est exprimé sur la relève au poste de gardiens de buts au sein des Lions indomptables. Il voit naturellement en Fabrice Ondoa et André Onana, deux jeunes gardiens qui évoluent sur ses traces, grâce à leurs talents prometteurs. Pour autant, «Tommy» n’a de préférence, ni pour l’un, ni pour l’autre.

«J’ai de l’estime pour eux. Tout ce que je peux dire, c’est que, c’est dans la concurrence qu’on développe la compétence. Et dans tout ça, il faut se respecter, comprendre qu’on défend premièrement les couleurs de son pays. Ils ne sont pas des ennemis. Ils devraient se serrer les coudes, et c’est l’entraineur qui doit choisir le meilleur pour le terrain», s’est épanché le Ballon d’or 1979 et 1982, qui les incite à l’hardiesse et surtout à une saine concurrence, un peu comme à l’époque où il se prêtait à ce jeu avec Joseph Antoine Bell, pour le plus grand bonheur du football camerounais.

Thomas Nkono n’a pas également éludé la question sur le recrutement du prochain entraineur du Cameroun. Il révèle qu’il n’a pas postulé à l’appel à candidature lancé par la fédération, mais dessine tout de même le portrait-robot de l’entraineur idéal pour les Lions dans la perspective de la «CAN Total Cameroun 2019». «Après la CAN, il va falloir préparer la Coupe du monde (2022). Donc, pour moi, il faut un entraineur qui peut apporter quelque chose au football camerounais, que ce soit dans la formation des entraineurs ou dans l’organisation», s’épanche-t-il.

S’il est vrai qu’une short-liste a déjà été arrêtée et qu’elle fait état de la présence presqu’exclusive des entraineurs expatriés, l’ancien portier du Canon sportif de Yaoundé, sans pour autant s’en offusquer, croit également les entraineurs camerounais capables de relever le défi. «Il y en a qui ont appris, il y en a qui ont un vécu. Et c’est le Cameroun qui devrait prendre conscience par rapport à ce que les uns et les autres peuvent apporter à notre football», espère-t-il.

Football professionnel : les championnats à l’arrêt faute d’argent

La 30e journée de Mtn Elite One et la 25e journée de Mtn Elite Two ne se disputeront pas ce week-end, en raison des tensions de trésorerie, a communiqué jeudi la Ligue de football professionnel du Cameroun.

Coton sport de Garoua devra attendre un tout petit peu avant d’aller à la conquête d’un quinzième titre de champion du Cameroun, qui pourrait arriver en cas de victoire face à Unisport du Haut-Nkam lors de la 30e journée. Laquelle ne se disputera pas ce week-end, autant que l’ensemble des rencontres de Mtn Elite One, et celles de la 25e journée de Mtn Elite Two.

«Les administrateurs de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), en présence du Président du Syndicat des clubs d’élite du Cameroun (Sycec), réunis ce jour, 05 juillet 2018, au siège de la Ligue de football professionnel du Cameroun, ont constaté l’impossibilité de poursuivre l’organisation des championnats Mtn Elite One et Mtn Elite Two, pour défaut de moyens financiers», peut-on lire dans un communiqué signé du Président de la Lfpc Pierre Semengue.

Le départ annoncé du sponsor officiel Mtn présageait déjà des lendemains incertains, mais l’on était loin de s’imaginer qu’une crise surviendrait à cette période du championnat, pourtant rendu à quatre journées de la fin. La Lfpc, arc-boutée par des subventions de l’Etat et aussi de la Fecafoot, a les caisses exsangues. Et à en croire un président de club joint ce jeudi au téléphone, «le championnat ne se jouera pas parce que la Fecafoot n’a pas encore verser le reste de la subvention qu’on attend d’elle. Sur les 410 millions que nous attendions, elle n’a versé que 155 millions, et on attend le reliquat», fulmine-t-il sous anonymat. Selon ce dernier, la reprise des championnats est conditionnée par le paiement par la Fecafoot d’une ardoise de 255 millions au titre de sa subvention au bénéfice de la Lfpc.

Fecafoot : Jean-Alain Boumsong va reformer la DTN

L’ancien international français a été porté à la tête d’une commission ad hoc qui travaillera au relooking de la Direction technique nationale.

Le Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a nommé le 11 juin dernier une commission ad hoc chargée de la réforme de la Direction technique nationale et de la modernisation de la gestion des équipes nationales. Une entité qui sera chapeauté par le Franco-camerounais Jean-Alain Boumsong. L’ex membre de l’équipe de France en est le président, et Karl Enow Ngachu le Directeur de l’Académie nationale de football (Anafoot), le vice-président. Parmi les membres, l’on note les présences d’anciens Lions indomptables à l’instar d’Eugène Ekeke ou encore de Salomon Olembé.

Cette commission travaillera en synergie avec le Secrétariat général de la Fecafoot, et lui fera des propositions dans l’optique de relooker cette structure budgétivore dont les faits d’armes sont quasi-inexistants. En effet l’actuelle équipe aux affaires à la DTN est frappée de forclusion, du fait de l’expiration de son mandat depuis septembre 2014. Créée en 2010, la structure avait été confiée à d’anciens entraineurs de renommée, en l’occurrence Jean Manga Onguené (Dtn), Jean-Paul Akono (Dtn n°1), Etienne Sockeng (Dtn n°2) et Robert Atah (Dtn n°3).

Composition de la commission :
Président : Jean-Alain Boumsong
Vice-président : Enow Ngachu
Secrétaire général : Hervé Tsitsol
Membres : Jean-Flaubert Nono, Eugène Ekeke, François Ngoumou, Salomon Olembé, Hervé Happi, Richard Towa, Ghislaine Bebom, Ufei Nseke

Football professionnel : la Coupe de la Ligue aux calendes grecques

Six ans après l’annonce de son lancement en 2012, le projet reste dans les tiroirs. Et les dirigeants de la Ligue de football professionnel du Cameroun se montrent très peu diserts sur le sujet.

La Coupe de la Ligue de football professionnel du Cameroun verra-t-elle le jour enfin ? L’interrogation adressée vendredi au président Pierre Semengue au cours d’une conférence de presse conjointe entre la LFPC et la Liga espagnole parait anodine. Pourtant, elle n’est pas moins importante, qu’importe la circonstance. Le Président de la LFPC a usé d’espièglerie pour éluder la question, en choisissant de la reverser dans le lot de difficultés que rencontre sa structure à pouvoir organiser les championnats de Mtn Elite One et Two. «Notre vrai problème actuellement est lié au financements. Si nous avons de l’argent, nous sommes capables de faire beaucoup de choses. Quand on n’a pas d’argent, on ne peut rien faire. Il faut donc de l’argent pour faire un certain nombre de choses», se débine-t-il.

Deux faux départs

S’il est vrai que la LFPC tire le diable par la queue, et connait de grosses difficultés aussi bien financières qu’infrastructurelles pour organiser ses deux compétitions originelles, il n’en demeure pas moins vrai que le projet de lancement de cette Coupe de la Ligue (qui devrait réunir uniquement les clubs de première et deuxième divisions) est en gestation depuis belle lurette. Mais il n’a jamais pris corps. La première annonce de son démarrage intervint en 2012, et la LFPC envisageait de lancer son édition inaugurale courant de la saison 2013-2014.

Cet engagement est mort dans les tiroirs une première fois, puis une deuxième fois lorsque la Ligue revient à la charge en fin décembre 2017, et l’inscrit même parmi ses compétitions pour la saison 2017-2018 en cours. Les championnats tirent à leur fin, et il n’en est toujours rien. La compétition semble définitivement renvoyée aux calendes grecques.

Russie 2018/Kameni : «c’est douloureux de vivre la coupe du monde à la télé»

En vacance au Cameroun en ce moment, l’international camerounais était l’invité d’honneur vendredi à Yaoundé, de la Ligue de football espagnole à la cérémonie de présentation du mémorandum qui la lie à la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). Idris Carlos Kameni a évolué au sein du championnat d’Espagne, respectivement au sein de l’Espanyol Barcelone et de Malaga, avant de s’envoler pour Fenerbhaçe où il évolue aujourd’hui.

Au détour de la matérialisation de l’accord entre les deux ligues, objet de sa présence à la cérémonie, ICK a volontiers accepté de dire une ou deux choses au sujet de la coupe du monde, à laquelle le Cameroun ne prend pas part. «Bien sûr qu’on nourrit toujours des regrets quand on ne participe pas à une compétition quelconque. Et là, on parle du summum : la Coupe du monde. C’est toujours douloureux de ne pas y être. On a cette petite boule là sur le cœur, mais comme on le dit très souvent, il faut se servir de certaines erreurs dans la vie pour pouvoir s’améliorer et corriger le tir. Vivre une coupe du monde à la télé, c’est douloureux, non seulement pour les sportifs que nous sommes, mais également pour toute notre nation», s’est-il épanché

Le Lion indomptable a également fait part de sa déception de l’élimination précoce des sélections africaines, en l’occurrence le Maroc sur lequel il avait beaucoup misé, «connaissant l’équipe». Kameni n’avait pas vu venir le Sénégal, qui force le respect à toute l’Afrique après sa première victoire face à la Pologne (0-2). Et depuis lors, le taulier des gardiens des Lions indomptables croit comme bon nombre d’Africains, que les Lions de l’Atlas peuvent sauver le navire africain en Russie. «Ayant gagné ce premier match, le Sénégal a plus de chances de se retrouver au second tour. Qu’ils continuent, qu’ils se lâchent et prennent du plaisir», poursuit-il.

Fecafoot : l’AG d’adoption des textes reportée !

Elle était initialement prévue samedi prochain à Mbankomo, mais elle n’aura plus lieu en raison de la session parlementaire qui a actuellement cours à l’Assemblée nationale.

Trois jours avant l’échéance, l’Assemblée générale d’adoption des Statuts et du Règlement intérieur de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), initialement prévue «le 23 juin 2018 est renvoyée à une date ultérieure», renseigne un communiqué de la fédération. Le document signé par le Secrétaire général de la Fecafoot précise que l’atermoiement de ce rendez-vous fait suite l’ouverture de la session parlementaire qui a actuellement cours à l’Assemblée nationale.

«Par correspondance datée de ce jour 20 juin 2018 à Zurich, le Comité de normalisation de la Fecafoot a été invité à attendre la fin de la session parlementaire en cours avant de fixer la nouvelle date de ladite assemblée générale», ajoute Martin Etonge.

L’on se souvient en effet qu’au cours de sa dernière mission au Cameroun en février dernier, la Fifa en prorogeant de six mois le mandat du Comité de normalisation, avait fixé certains préalables au Cameroun. En l’occurrence la modification de la loi n°2011/018 du 15 juillet 2011, relative à l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives au Cameroun.

Les émissaires de la Fifa avaient suggéré au gouvernement de faire de nouveaux amendements dans cette loi, laquelle «échappe au contrôle du comité et de la Fifa». Lors de la session de mars dernier, le projet de modification de cette loi n’est pas arrivé à l’Assemblée nationale.

Lions indomptables : Kameni déplore le démantèlement du «1984»

Le gardien de Fenerbhaçe croit que l’effritement en 2009 de ce quatuor qui comprenait, outre lui-même, Eto’o, Njitap et Song, a sonné le début du pourrissement de la tanière, laquelle ne s’en est toujours pas remise à ce jour.

Invité de la «Grande interview» sur Canal 2 international jeudi, Idris Carlos Kameni a livré quelques secrets de vestiaire, du temps il faisait, avec Eto’o et les autres, les beaux jours de l’équipe nationale fanion. Il n’a pas éludé la fameuse question du 1984. A quoi cela renvoyait-il ? Au départ l’état d’esprit est insufflé au sein de la tanière par des joueurs cadres à l’instar de feu Marc-Vivien Foé, Rigobert Song, Patrick Mboma, Samuel Eto’o et Geremi Njitap. Et Kameni intègre les rangs aussitôt, parce que dit-il, «ils voient en moi, pas seulement les qualités du sportif, mais du gamin, quand il ouvre la bouche, c’est pour dire des choses sensées. Ils me permettent d’intégrer ce noyau». Cependant, le doyen de l’époque, Foé, est happé par la mort en plein match, et Mboma se retire de la sélection. Il n’en reste que quatre : Kameni, Eto’o, Njitap et Song, qui à travers leurs numéros sur le maillot, se font identifier par un code : le 1984.

Ce groupe à la réputation tenace est présenté comme celui qui tient réellement les rênes de l’équipe nationale, parfois même aux dépens de l’entraineur et aussi des dirigeants fédéraux. Un quatuor infernal contre lequel se briserait quiconque envisage de le démanteler. «Je suis très fier d’avoir fait partie de ce 1984. On ne pensait pas à nous, mais à la sélection. On disait que c’est eux qui faisaient les listes. On n’a jamais fait de listes à l’équipe nationale», clarifie le portier de Fenerbhaçe.

Le groupuscule formé en 2004 tient le gouvernail pendant six années en sélection, et vers la fin de la décennie dernière, il commence à s’effriter. En partie à cause de la divergence de vue dès 2009 entre les dirigeants et ces cadres de l’équipe, au sujet de ce qui a été convenu d’appeler «Marrakechgate». «Ceux qui étaient à la tête de la fédé ne s’y retrouvaient pas. Ils savaient qu’un groupe uni ne pouvait pas céder à tout ce qu’il faisait», assène Kameni.
La décapitation totale est survenue avec l’arrivée à la tête de la sélection de Paul Le Guen. Le Français décide de renverser l’ordre préétabli par le 1984, en commençant par violer la préséance du capitanat. «Le capitaine à l’équipe nationale, c’était Rigobert Song, le vice capitaine était Geremi Njitap, et Samuel était le deuxième vice. Quand on passe du un au trois, il y a problème. On enlève le capitanat à Rigo sans aucune raison, et il y’en avait pas», regrette le Lion indomptable.

Et de ce fameux code, seul Kameni offre encore ses services en équipe nationale, après avoir été plusieurs fois banni. Il est revenu en mars dernier à la faveur du match amical Koweït-Cameroun.

Stade Paul Biya : la police étouffe une grève des ouvriers sur le chantier

Les forces de maintien de l’ordre ont dispersé les ouvriers sur le site d’Olembé, alors que ceux-ci entamaient ce mardi matin un mouvement d’humeur en revendications à leurs conditions socioprofessionnelles.

Yaoundé, quartier Olembé ce mardi 12 juin juin 2018. Il est 6 heures 30 minutes. L’entrée du site abritant les travaux de construction du Stade Paul Biya grouille de monde. Des ouvriers, quelques uns pancartes en main, sur lesquelles on peut lire «nous voulons un dialogue honnête avec l’entreprise Piccini Sa, pour la sécurité sociale de tous les ouvriers du projet», ont la mine déconfite. D’autres devisent par petits groupes, et tentent de bloquer l’accès sur le site, mais leur initiative est dissuadée par des forces de maintien de l’ordre, massivement mobilisées, non pas pour encadrer la manifestation, mais pour la réprimander sans vergogne.

Dans la foulée, policiers et gendarmes sautent sur quelques grévistes, et séquestrent deux délégués du personnel, tout en escortant violemment les autres vers la sortie, non sans brandir la menace. «Ceux qui veulent travailler entrent, et ceux qui ne veulent pas travailler rentrent chez-eux», lance l’un des policiers, et un autre de lui emboiter le pas : «encerclez-les, on va les identifier tous. On ne grève pas ici».

Les manifestants sont tenus à bonne distance, et ne décolèrent pas. «Si nos revendications ne sont pas résolues, on va continuer. Le drame est que l’employeur principal pouvait encore nous rassembler afin qu’on trouve des solutions avec l’Inspection du travail. On devait lever le mot d’ordre de grève. Il ne l’a pas fait», vitupère André Zoa, l’un des délégués arrêtés, puis relaxés par la suite. En effet, ces ouvriers ont déposé le 4 juin dernier chez le Délégué régional du Travail et de la Sécurité sociale (Drtss), un préavis de grève annonçant un débrayage sous huitaine, lequel a expiré ce mardi.

Réclamations

Ils revendiquent l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, parmi lesquelles, l’établissement d’un calendrier de paye selon les dispositions en vigueur, le paiement des indemnités de logement à tous les travailleurs sans discrimination, le paiement des primes de risque, des primes de rendement, des primes de responsabilité, le reversement effectif de leurs coitisations sociales à la Cnps, ou encore la révision de la prime de ration journalière à la hausse selon le cahier des charges. Ils sont pour la plupart des ouvriers appartenant à la société HSD-Melt Group, sous-traitant avec Gruppo Piccini, en matière de ressources humaines.

L’entreprise italienne a décidé de rompre son contrat avec ladite société, ayant constaté «qu’elle récoltait les cotisations des employés, et ne les reversaient pas à la Cnps, alors on a décidé de rompre», explique le Directeur général de Gruppo Piccini Sam Thamin. Mais en attendant que les choses rentrent dans l’ordre, la cinquantaine d’employés grévistes n’entend pas reprendre le travail si ses doléances ne sont pas prises en compte par l’administration de l’entreprise italienne. Ils exigent d’être pris en charge directement par Gruppo Piccini, et non pas par la deuxième société de sous-traitance, 2im, encore sous contrat avec l’entrepreneur italien.