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Coupe de l’Uniffac U17 : Jour de bilan pour l’organisation

Le Cameroun pays hôte de la compétition affronte la République Démocratie du Congo, en finale ce jeudi après-midi au stade militaire de Yaoundé. Pour nous c’est l’occasion de faire un rapide bilan du tournoi sur le plan structurel et organisationnel.

Prévue pour abriter 8 nations, la coupe de l’Uniffac 2018 dans la catégorie des U17 s’est finalement jouée avec 6 pays. Un casting réduit, qui a vu la Guinée-Equatoriale et le Gabon être purement et simplement disqualifiés de la phase finale du tournoi.

Pour cause, les mentalités rétrogrades qui ont fait leur lit dans l’Union de fédérations de football d’Afrique centrale. Lesquelles ont la peau dure. Le Gabon n’a pas confirmé sa participation « à temps », alors que les équato-guinéens, passés maîtres dans l’art du « mercenariat » sportif, sont venus au Cameroun, avec des jeunes plus âgés (21-22ans).

L’organisation tatillonne…

Mais taper sur les doigts des pays serait simpliste, il faut aussi interroger la structuration et l’organisation du tournoi par les « experts » de l’Uniffac. Quelques petits couacs qui peuvent faire grandir l’Union si d’aventure les responsables en tire les leçons.

Le premier couac constaté aura été le décalage du tirage au sort. Justifié par le déplacement du président Edouard-Patrice Ngaïssona en Madagascar, donnant ainsi la priorité à une cérémonie (pas si petite, vu que la CAF a mis du cash pour le tournoi) d’ouverture du bureau du président Ahmad de la CAF dans son pays.

Par la suite, le tirage au sort par défaut des deux pays « exclus » de la compétition n’aura pas été fédérateur. Surtout pour l’équipe gabonaise, première à fouler le sol camerounais, mais donc le sort, suspendu aux « lèvres » de Ngaïssona sera aussi la première, la mort dans l’âme, à quitter le pays de Roger Milla.

Grosse désillusion pour ses enfants venus se frotter à leurs jeunes frères de l’Afrique centrale. Les enfants ne doivent pas être au centre des « guéguerres ». Seul leur épanouissement devrait intéresser les décideurs…

Le choix du stade Omnisport Ahmadou Ahidjo, n’aura pas porté ces fruits. Les gradins à chaque rencontre sont restés désespérément vides. La périodicité (durée, courte) pose aussi un gros souci au niveau de la récupération de ces jeunes athlètes.

Du reste, le combat le plus acharné à mener par l’organisation de l’Uniffac devra être sans doute axé sur les faux âges. Sur la formation ou le recyclage de ses officiels de matchs. Quelques retouches dans la sphère de la communication externe, et la mise en place d’un relais médias fiable.

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