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[France] Ligue des champions – Lyon n’a pas démérité

Le football possède cette beauté qui place l’incertitude du résultat au coeur de l’enjeu et qui permet tous les espoirs.
Tous les espoirs étaient donc permis avant la demi-finale entre l’Olympique Lyonnais et le Bayern de Munich.

Un Lyon affamé n’avait-il pas mangé en quart de finale et en 3 coups de dents vigoureux un Manchester City peut-être trop sûr de lui et de ses forces?

C’est donc fort de cette certitude que le club de Jean-Michel Aulas s’est présenté face à l’ogre de Munich qui avait lui auparavant, littéralement dévoré le FC Barcelone de Lionel Messi dans son quart de finale.

Le match s’annonçait déséquilibré et c’est dans la peau du petit poucet qu’un Lyon confiant et bien organisé débutait son match face au géant munichois.

Et quel début de match tonitruant de l’Olympique Lyonnais! Deux grosses occasions en moins de 15 minutes de jeu de leur capitaine Memphis Depay et du très combatif Toko Ekambi avaient semé le doute dans le camp du Bayern.
Lyon avait là l’occasion unique de changer le destin néfaste qu’on lui prédisait et de se donner les moyens de croire au merveilleux, à l’exploit, au miracle.

Hélas, c’est au moment même où Lyon dominait les débats que le Bayern ouvrait le score par Gnabry à la 18ième minutes d’une sublime frappe du gauche après un slalom au coeur de la défense lyonnaise.

Ce but allait assommer l’équipe Lyonnaise et réveiller un peu plus un Bayern très timide en ce début de match.
Le Bayern allait très vite rappeler au monde du football qu’il restait une équipe redoutable.
C’est ainsi qu’à la 33ième minutes et encore une fois, par l’intenable Gnabry qui bénéficiait d’une offrande involontaire de Lewandowski suite à un centre du virevoltant arrière gauche canadien Davies, que les bavarois doublaient le score.

L’espoir qui survolait encore le camp français raccompagnait à la mi-temps les joueurs Lyonnais dans leur vestiaire avec un sentiment d’injustice et une terrible impression d’être passé très près de l’exploit.

A deux zéro rien n’étaient encore perdus et il suffisait d’un but pour raviver l’espoir éteint dans le camp lyonnais.
Lyon est donc revenu des vestiaires avec cette certitude de pouvoir encore changer le cours du match et redonner de l’espoir à tous ceux et toutes celles qui croyaient encore au miracle derrière leurs télévisions, dans les bars où la frustration avait remplacé la joie, laissant place à un silence pesant.

On a bien cru que cet éclair, ce souffle chaud de l’espoir qui pouvait relancer le match allait enfin se produire quand Toko Ekambi, encore lui, c’est présenté seul face à Neuer à la 58ième minutes.
Mais le gardien bavarrois rappelait à tout le monde pourquoi il a été désigné meilleur gardien du monde en 2014 par la FIFA en effectuant un arrêt dont lui seul a le secret.

Le glas avait été sonné pour l’Olympique Lyonnais qui voyait ses chances de relancer le match s’évanouir devant un Bayern de plus en plus dominateur et maître de son sujet.
Lyon avait trop souvent laissé passer sa chance et à ce niveau de la compétition, le manque d’efficacité se paie comptant, et, le Bayern l’a très bien rappelé aux lyonnais qui sortent frustrés de cette demi-finale.

Le club bavarois va donc défier le PSG en finale de la ligue des champions ce dimanche dans un duel qui s’annonce somptueux entre la première et la troisième meilleure attaque d’Europe.

Quant à Lyon, le visage que cette formation a montré tout au long de cette compétition en éliminant tour à tour la Juventus de Ronaldo et le Manchester City de Guardiola, devrait donner une base très solide à Rudi Garcia pour construire une équipe compétitive en championnat cette année.

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