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LE GHANA ET SON FOOTBALL : UN MAL AFRICAIN

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Le football africain est mal, très mal même. Si depuis deux mois la fédération ghanéenne de football est sous ajustement structurel, ce n’est qu’une fois de trop pour ce continent producteur de talents. Hier c’était le Mali, avant-hier c’est le Cameroun depuis près de six années, etc.

Pourquoi ce n’est que l’Afrique qui est dans ce genre de traitement ? Il n’y a que l’Afrique où la gestion de l’instance faitière du football est aussi mauvaise ? Ceci donne à faire une comparaison qui bien n’est pas une raison à la CPI (court pénale internationale) où seul les pontes africains sont ciblés.

Edson Arantes Donacimento dit PELE, le roi du football n’est il pas africain?  Du moment que l’Afrique est noir… De Mbappe Léppé, le grand parent de l’autre, en passant par toutes ses légendes qui ont fait la fierté du football mondial, nombreux ils sont, comment comprendre qu’en ce 21ème siècle on soit réduit au faire valoir?

Qu’est ce qui n’a pas marché ? Serait tenté de se demander un camerounais up to date.

Trop de questionnements tarauderaient l’esprit de ceux qui embrassent le football de ce siècle. Mais un regard dans les profondeurs de l’histoire nous fera découvrir que le complexe de supériorité  ou d’infériorité dépend e la position que l’on occupe. L’Afrique étant le socle de l’existence humane, le berceau de l’humanité, ne peut qu’attiser de la convoitise, car terre bénite d’origine, riche et prospère. Le vrai problème du football africain n’est pas sportif, c’est une émanation de la culture de l’égoïsme, de l’égocentrisme héritée d’une classe paresseuse, envieuse et partisane du moindre effort. Sinon, d’où vient il qu’un africain soit taxé de corruption ?

En cette période là où le père fondateur des états unis d’Afrique sa majesté Kwamé Kruma partait de son Kumassi pour arpenter les pays africains, ce mot avait quelle valeur ? C’est prébendiers d’outre atlantique sont arrivés piller, spolier et emporter toutes nos richesses, venus sous le prétexte d’évangélisateurs,  ils ont tout pris. Les séquelles aujourd’hui se ressentent même au football qui est en fait le seul parti politique au monde où tout le monde est membre sans distinction aucune. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, se qui unis les nations les divisent aujourd’hui jusque dans les familles nucléaires. Le football aujourd’hui oppose père et fils, grand frère et petit frère etc. La gangrène est grave au point que des nations s’entredéchirent  à cause d’une boulle plein d’air qui fait courir tout le monde.

Mais pourquoi c’est l’Afrique qui doit être aussi mal en point pourtant producteur de bien de talents ?

Le mal du football africain c’et l’africain lui-même. Nous sommes au Ghana, en pleine CAN féminine 2018, mais sans fédération ghanéenne de football, car son président est suspendu des activités de football à vie. Quelle résonnance ? Suspendu à vie… Pour motif de corruption.

Les faits remontent à quelques années, M. Kwessi à été pris en images vidéo entrain de manipuler une somme d’argent. Ces images ont été la preuve à conviction de faits de corruption, mais personne ne donne des explications de suite de cette corruption, et la FIFA frappe. Ce qui est bien dans cette histoire, c’est que c’est des journalistes ghanéens qui produisent les images, sans donner les circonstances dans lesquelles  les images ont été prises, on parle de camera cachées, mais à quelles fins ? C’est vrai que c’est l’ongle qui perce la chaussure, mais à accepter cette situation, il y a des pas à ne pas franchir.

Cette grosse somme d’argent avait quelle origine ? Etait destinée à quoi ? Ces questions restent pendantes, et nous osons croire que ces reporters ont la conscience tranquille en ces jours, car une information donné à moitié n’en est pas une.

Le président de la fédération ghanéenne de football n’et pas seul dans ce cas de figure, la légende zambienne Kalucha Bualia est dans le même cas, et après certaines investigations auprès de l’instance faitière du football africain, ces sommes seraient des remboursements dus des honoraires pour d’aucuns, des perdiems pour d’autres, et des remboursements engagés par certaines fédérations dans la gestion quotidienne des affaires courantes.

Bien que la perfection n’est de ce monde, les africains, chacun en ce qui le concerne devra mettre  de l’eau dans son moulin. Car nous sommes au tournant de l’histoire, et chaque africain doit jouer sa partition.

Raphaël Happi à Accra

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