Lions indomptables : Kameni déplore le démantèlement du «1984»

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Le gardien de Fenerbhaçe croit que l’effritement en 2009 de ce quatuor qui comprenait, outre lui-même, Eto’o, Njitap et Song, a sonné le début du pourrissement de la tanière, laquelle ne s’en est toujours pas remise à ce jour.

Invité de la «Grande interview» sur Canal 2 international jeudi, Idris Carlos Kameni a livré quelques secrets de vestiaire, du temps il faisait, avec Eto’o et les autres, les beaux jours de l’équipe nationale fanion. Il n’a pas éludé la fameuse question du 1984. A quoi cela renvoyait-il ? Au départ l’état d’esprit est insufflé au sein de la tanière par des joueurs cadres à l’instar de feu Marc-Vivien Foé, Rigobert Song, Patrick Mboma, Samuel Eto’o et Geremi Njitap. Et Kameni intègre les rangs aussitôt, parce que dit-il, «ils voient en moi, pas seulement les qualités du sportif, mais du gamin, quand il ouvre la bouche, c’est pour dire des choses sensées. Ils me permettent d’intégrer ce noyau». Cependant, le doyen de l’époque, Foé, est happé par la mort en plein match, et Mboma se retire de la sélection. Il n’en reste que quatre : Kameni, Eto’o, Njitap et Song, qui à travers leurs numéros sur le maillot, se font identifier par un code : le 1984.

Ce groupe à la réputation tenace est présenté comme celui qui tient réellement les rênes de l’équipe nationale, parfois même aux dépens de l’entraineur et aussi des dirigeants fédéraux. Un quatuor infernal contre lequel se briserait quiconque envisage de le démanteler. «Je suis très fier d’avoir fait partie de ce 1984. On ne pensait pas à nous, mais à la sélection. On disait que c’est eux qui faisaient les listes. On n’a jamais fait de listes à l’équipe nationale», clarifie le portier de Fenerbhaçe.

Le groupuscule formé en 2004 tient le gouvernail pendant six années en sélection, et vers la fin de la décennie dernière, il commence à s’effriter. En partie à cause de la divergence de vue dès 2009 entre les dirigeants et ces cadres de l’équipe, au sujet de ce qui a été convenu d’appeler «Marrakechgate». «Ceux qui étaient à la tête de la fédé ne s’y retrouvaient pas. Ils savaient qu’un groupe uni ne pouvait pas céder à tout ce qu’il faisait», assène Kameni.
La décapitation totale est survenue avec l’arrivée à la tête de la sélection de Paul Le Guen. Le Français décide de renverser l’ordre préétabli par le 1984, en commençant par violer la préséance du capitanat. «Le capitaine à l’équipe nationale, c’était Rigobert Song, le vice capitaine était Geremi Njitap, et Samuel était le deuxième vice. Quand on passe du un au trois, il y a problème. On enlève le capitanat à Rigo sans aucune raison, et il y’en avait pas», regrette le Lion indomptable.

Et de ce fameux code, seul Kameni offre encore ses services en équipe nationale, après avoir été plusieurs fois banni. Il est revenu en mars dernier à la faveur du match amical Koweït-Cameroun.

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