JO BELL

PAROLE A JOSEPH ANTOINE BELL, CANDIDAT A LA PRESIDENCE DE LA FECAFOOT

A La Une Les Instances nationales Parole aux dirigeants

Au Cameroun, dans le football camerounais, on parle de base de football. La plupart d’acteurs dans ce métier ont plus tendance à penser à la base électorale, juste pour préparer les élections, prendre des postes de responsabilité, et la suite est ce que nous constatons en permanence dans la gestion du football dans notre pays, nous voyons aujourd’hui où nous sommes avec notre football qui était une référence mondiale. Mais pour nous, qui sommes techniciens du foot, la base en football c’est plutôt le football jeune, qui est malheureusement abandonnés de nos jours par ceux qui ont été élus.

En tant que technicien du foot, je pense que nous devons nous occuper à ce que nous devons faire. Dans le rapport que mon équipe et moi avions produit lors du point de presse, nous n’avons jamais attendu de qui que ce soit une inspiration pour écrire comment et ce que nous pensons du football camerounais, comment nous voyons les choses, ce que nous pouvons apporter.

Aujourd’hui, c’est plus un scrutin de liste, donc le président ne choisi plus ses collaborateurs, c’est chaque région qui désigne ses représentants au sein du comité exécutif. Si dans des régions les personnes sont choisies sur la base de leur expertise et de leur capacité à contribuer pour le football, le football sortira grandi, donc figurez vous que pour qu’une équipe produise de bons résultats, une sélection de meilleurs devrait être fait en amont. A la prochaine FECAFOOT, ceux qui viennent de toutes les régions du Cameroun seront ensemble, foisonneront leurs idées qu’on mettra à l’œuvre pour que ça marche.

La controverse autour de mes positions est simplement une interprétation à l’envers de ma personne, un propre des humains. Souvenez-vous quand j’ai commencé à RFI comme consultant, d’un côté les autres africains redoutaient que je soit pro camerounais, de l’autre côté, les camerounais pensais que j’étais anti camerounais, parce que les gens ne supportent pas la moindre critique, mais quand vous êtes consultant vous êtes là pour dire comme ça se passe, et si par exemple l’équipe joue mal vous le dites et expliquez pourquoi elle joue mal, et les autres ne supportaient pas leurs critiques parce qu’ils pensaient que je disais toujours du bien du Cameroun et du mal d’eux, les camerounais pensaient que je ne peux pas dire du bien d’eux, il a fallu du temps finalement pour que tout le monde s’accorde à reconnaitre que ce type comment fait-il pour être aussi honnête alors qu’il y a son pays…, Tout simplement parce que je juge l’écoute et l’origine des gens.   

Dans l’esprit « retour au foot » nous ne rêvons pas grand, nous voulons nous réveiller grand. Pour revenir comme à cette époque où le Cameroun titillait le sommet du foot mondial. Nous étions 5ème mondial, rendez vous compte, mais de nos jours, nous nous retrouvons dans les 50ème places, ce n’est pas normal. Pendant longtemps on a cru que les victoires étaient un don divin, et j’ai toujours tiré la sonnette pour dire, le mode de fonctionnement n’est pas bien, mais comme nous gagnions assez souvent, j’étais chargé de faire gagner, faire gagner alors que je dis ça ne marche pas bien. C’était un dilemme, donc les dirigeants de l’époque utilisaient les résultats auxquels moi-même j’ai participé pour dire, vous  voyez que Bell a tord, malheureusement, aujourd’hui nous n’avons que nos yeux pour pleurer, les dirigeants qui sont venus par la suite ont imités ceux qui étaient là avant, et progressivement on s’est enlisé, et résultat des courses, notre football est devenu très moins productif.

Happi Raphaël du retour du Ghana

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