Sam Thamin: «Les employés de Piccini ne sont pas en grève»

Le Directeur général de Gruppo Piccini réagit au mouvement d’humeur des ouvriers sur son chantier, et apporte des précisions sur leur appartenance.

On constate qu’il y a sur votre chantier des ouvriers qui sont à l’œuvre, tandis que d’autres sont en grève à l’extérieur. Que se passe-t-il ?
En principe, les employés de Piccini ne sont pas en grève. Mais, il y a des employés absents aujourd’hui, d’une entreprise (Hsd-Melt Group, NDLR) qui travaille avec nous pour les derniers jours. Leur mission ici va se terminer le 15 juin, mais la plupart de leurs ouvriers sont transférés dans l’autre entreprise. Ce sont peut-être 15 ou 20 personnes qui ont certains problèmes.

Que se passe-t-il concrètement avec cette société à laquelle vous faites allusion ?
Même si j’ai des sociétés de sous-traitance, dans nos règles, on doit contrôler la conformité du paiement de leurs cotisations sociales à la Cnps et qu’ils payent leurs impôts. Et quand on trouve qu’il y a une entreprise qui ne paye pas ça, on insiste. Et si à la fin ils ne font pas ça, on ne peut pas continuer à travailler avec elle. Et dans ce cas, on a coupés la Cnps et les impôts, et on a trouvés le moyen de payer ça autrement. C’est déjà fait. En plus, l’autre problème que les employés de cette société ont eu ici, c’était le paiement de leurs salaires. Chaque mois, on se rend compte qu’il y en a qui n’ont pas été payés. Nous le faisons, avant de faire des déductions à l’entreprise. Ce mois par exemple, on n’a même pas pris le risque, on a payé tous ces gens directement en début du mois. C’est normal que si on ne contrôle pas, on peut avoir beaucoup de problèmes. On n’accepte pas les choses qui ne sont pas correctes.

Les ouvriers en grève exigent d’être pris en charge directement par Piccini, et refusent d’être reversés chez l’autre société de sous-traitance 2IM. Qu’est ce que vous en dites ?
On ne peut pas faire ça en ce moment. C’est pour l’intérêt des ouvriers. Nous sommes une entreprise de construction, qui fait bien au niveau des constructions ici au Cameroun maintenant. Après ce projet, on peut-être avoir besoin entre six mois ou un an, pour être sûrs qu’on a bien compris le système de l’administration camerounaise, et on peut prendre nos responsabilités sans manquer une chose qui va créer un problème pour l’employé ou le travailleur. Nous sommes là pour nous assurer que les sous-traitants respectent les bonnes conditions de salaire et le paiement de la Cnps. On va transférer les numéros de ces personnes, on l’a déjà fait, et je crois qu’il en manque 20. Peut-être que ce sont les 20 qui grèvent, mais…, je dis qu’on va aussi controler la deuxième entreprise, sinon, on va aussi l’enlever.

Vous semblez minimiser l’effectif des ouvriers en grève. Est-ce que leur absence tout au moins ne va pas porter un coup dans le déroulement des travaux ?
A la vérité, absolument non ! Parce que c’est un très petit nombre. A la fin, il y a ce système de délégués…, je ne comprends pas, délégués de quoi ? Pendant tout le temps que leur Cnps n’était pas reversée, on ne les a pas entendus. On a tout réglé de nous-mêmes et il n’y avait pas de problème. Puis un matin, on découvre la grève sans même avoir une information de leur part.

Propos recueillis par Y.K.

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