Entretien: Herman Sokba Oumarou (Entraineur, Apejes de Mfou)

«  Entraineur au Cameroun c’est un calvaire »

Dans un court, mais enrichissant entretien qu’il nous accordé, l’entraineur d’Apejes, troisième au classement général de la MTN Elite One la saison passée avec  le club de la localité de Mfou revient sur le cadre général et les conditions d’organisation du championnat par Ligue de football professionnel (LFPC). Il fait un parallèle entre les contingences des saisons antérieures et les améliorations notables connues en 2017. Cependant, Sokba est dépité du traitement réservé aux acteurs de sa profession…

Peut-on dire qu’être entraineur au Cameroun c’est la joie ?

Pour plusieurs raisons que je ne saurais énumérer ici (non exhaustif) Entraineur au Cameroun c’est un calvaire: On connaît des problèmes d’ordre contractuel, financier, organisationnel ou professionnel Les problèmes majeurs restent: 1- la  programmation et la planification des matchs par la Lfpc. 2- les problèmes liés aux contrats. 3- la qualité des infrastructures.

Quelles sont les entraves d’ordre organisationnel ?

La programmation du championnat est vraiment médiocre. Il est embarrassant pour un entraîneur de ne pas avoir une programmation claire et précise des différentes rencontres qu’il aura à disputer. Je parle des dates. En plus certains terrains sur lesquels nous jouons sont impraticables : Melon, Loum, Bafang, Mbouda, Bamenda…pour ne citer que ceux-là.

Comment avez-vous trouvé l’arbitrage, le niveau de jeu et celui des joueurs ?

Cette année il y a eu comparativement à l’an dernier une nette amélioration du niveau de jeu de nos joueurs. Surtout sur le plan technique, certainement dû au fait de la qualité de certains terrains : Yaoundé, Limbe, Garoua, Bafoussam, Douala. Pour finir les arbitres ne sont pas, pour la plupart au niveau, pour  éviter de parler de corruption dans notre football.

Votre profession a-t-elle bénéficié d’une remise à niveau en 2017 ?

Nous n’avons pas reçu de recyclage au cours de la saison! Plus haut d’un point de vue global je vous ai énuméré les difficultés que nous rencontrons.

A quels facteurs exogènes est du l’échec d’Apejes  en Coupe de la Confédération CAF 2017?

 Il est difficile et embêtant pour un entraîneur de débuter une compétition continentale sans aucun match dans les jambes ça a été notre cas cette saison écoulée. Pour ne citer que ces problèmes car il y a n’a énormément.

Quel rapport entretenez-vous avec votre employeur ?

J’aimerai d’abord relever que je suis au club depuis 8ans. Pour le cas d’Apejes,  j’ai été joueur du club, avant d’y revenir comme encadreur.  Vous comprenez donc aisément, que le cadre est familial. Sinon dans l’exercice de ma fonction d’entraîneur il n’y a pas eu de soucis majeurs. Mon administration n’a ménagé aucun effort pour me mettre dans des conditions acceptables. Le plus important pour moi c’est qu’il n’y ait pas eu une quelconque ingérence de celle-ci.

Pour sortir de cet échange, Apejes ne sera pas en coupe africaine, quel sentiment ?

Cette la pâle copie que nous livre simplement le football camerounais. Cela devrait parler à tous les acteurs. On doit revoir à tous les niveaux la gestion du football camerounais. Ça fait mal, surtout pour les enfants. Cela peut même pousser des joueurs qui souhaitaient nous rejoindre à changer de cap…

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