Canon de Yaoundé : Emmanuel Likoumba aura-t-il les mains libres ?

La rumeur l’annonçait à Bamenda, son entourage en Guinée Équatoriale, mais tout semble concorder pour qu’Emmanuel Likoumba ancien entraineur de Sable de Batié, très régulier à Loum soit le nouvel entraineur du Canon de Yaoundé.

Même en Mtn Elite Two, les Mekok Me Ngonda étonnent et détonnent. Le mythe du club fait toujours courir autant les techniciens chevronnés. Même les guerres intestines, fratricides à répétition entre d’une part le Conseil d’Administration et d’autre part le « fameux » Comité de Sages, n’empêchent pas certains de vouloir y apporter leur modeste contribution.

Emmanuel Likoumba est de ceux-là.  Se faire une place sur le banc de touche du Canon n’a jamais été chose facile à gérer et même à accepter. Car toutes ses dernières années, avec l’atmosphère électrisée par le spectre de la relégation qui trottait près-qu’à chaque fin de saison dans la maison Kpa Kum, dirigeants comme entraineurs avaient du mal à tenir dans leurs fonctions.

La crise de résultats comme évoquée plus haut n’était que la résultante d’un environnement délétère que connait le Canon de Yaoundé depuis pratiquement une décennie. La mort de Théophile Abega, ancien joueur du Canon et dirigeant « avant-gardiste, charismatique et courageux » a fini par étaler aux yeux du monde, les tares de cette équipe vénérée en Afrique et adulée de par le monde. Mais fragile à la base.

Céline Eko, la seule femme des « temps modernes » à avoir été à la tête de l’équipe de Nkolndongo jusqu’en 2015, n’aura pas réussi le pari de rassembler et réconcilier toutes les fractions des canonniers qui se disputent la « paternité » du club depuis des lustres…

Elle-même a été balayée par cette vague de contestataires, qui à partir de la saison 2012-2013, se montrait déjà farouchement opposée à toute réforme dans le Canon. Elle a fini par jeter l’éponge lorsqu’elle a été nommée à la commission de football féminin à la Fecafoot.

Canon, une renaissance est possible

Le retour des anciens joueurs de renoms, tels que Maboang Kessack, ou Pierre Wome Nlend les plus omniprésents avec une expérience professionnelle internationale, n’aura pas véritablement bougé les lignes, loin s’en faut !

Si ailleurs, l’aura et le charisme, voire la carrière de ces Lions Indomptables sont respectés et recherchés, au Canon, les guéguerres contribuent chaque jour à les éloigner un peu plus de la gestion du club. Wome est devenu versatile avec « ses entrées, son projet sportif et ses moyens financiers » après plusieurs coups bas.

De joueur à directeur sportif (responsable du recrutement), il aura fait ses classes au sein d’un club qu’il connaît bien. Lequel n’est victime aujourd’hui  que de ses propres turpides en ignorant ses propres gènes.

Qu’en sera-t-il de Likoumba lorsqu’il tentera de « recruter » ou de « procéder à une remise à niveau des contours techniques du club » ? Sébastien Roques, ex entraineur au club en 2014 n’a surement pas oublié les basses manœuvres de certains dirigeants de l’époque qui en journée récusaient les joueurs devant le public et la nuit, faisaient signer aux mêmes joueurs des contrats sans aucune autres formes d’évaluation.

Canon en D2 c’est peut-être là une bénédiction des Dieux. Le club de la ville aux sept collines tient là, une possibilité de faire table rase sur sa marche d’antan sans toutefois être ridicule.

Loin de la pression des objectifs (gagner le championnat ou remporter un laurier, être africain) d’une grande visibilité et qui sait des polémiques futiles, « Le fusil qui a chassé les allemands » peut refuser de continuer à se tirer une balle au pied en donnant carte blanche à Pierre Wome Nlend pour implémenter son projet d’un Canon « New-look » qui traine dans ses tiroirs depuis belles lurettes.  

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