Auteur : Yannick Armel Kenné

Elite Two (16ej) : Racing crie haro sur l’arbitrage !

En dépit nul 0-0 imposé à As Etoa-Meki à domicile mardi à Yaoundé, le Tout Puissant de l’Ouest en veut aux hommes en noir, sur un pénalty…refusé.

Après la défaite subie à l’aller 0-2 dans son fief, Racing de Bafoussam comptait prendre sa revanche ce mardi face à AS Etoa Meki, à l’occasion de la 16e journée de Mtn Elite Two. Mais pour cette reprise, «l’Armée cinglée» a du se contenter du point du nul 0-0, même si elle s’est créée le plus grand nombre d’occasions dans cette rencontre. Le TPO n’en serait pas à s’arracher les cheveux à la fin du match, si la pléiade de centres en retrait de son capitaine, Engelbert Abena, en direction de Simon Nwal, avaient été convertis par ce dernier.

Les joueurs de Biba Ndje auraient même pu payer le prix de ce manque d’efficacité, si le central de ce match, Amadou Alouki, n’avait pas signalé une position irrégulière sur le but de François Oyono, dans le dernier quart d’heure de jeu. Le banc du Racing a ressenti comme un soulagement après l’annulation de ce but, mais n’a pas digéré que l’arbitre ignore une faute dans la surface de l’équipe locale sur Pierre Willy Sombou d’abord, ensuite sur Yannick Tagne dans le money-time.

«Quand je regarde ce que font les arbitres dans le championnat, je suis sans mots. Ils sont devenus des dieux qui décident du sort des clubs. Quand il faut gagner, ce sont les arbitres qui décident, quand il faut perdre, c’est encore eux. On ne peut pas avoir un pénalty aussi flagrant à la dernière minute, et l’arbitre refuse de siffler. C’est honteux pour le football camerounais», vitupère l’entraineur du Racing Biba Ndje.

Malgré le nul, le TPO continue de croire à une victoire, cette fois-là sur tapis vert, après des réserves de qualifications formulées par le club sur le joueur d’Etoa Meki, Marcel Eric Ehunge. Ce dernier, serait, selon les dirigeants du Racing, un joueur d’Oxygène de Mfou (Ligue régionale), qui ne disposerait pas de licence dans les rangs d’Etoa-Meki. Toute chose que récuse naturellement l’entraineur d’Etoa Meki, Henri Paulin Afanda, qui rassure que son joueur est bel et bien titulaire d’une licence sous ses nouvelles couleurs.

Elite Two (16ej) : Renaissance étrille Dynamo

L’équipe de Ngoumou a entamé sa deuxième moitié de saison par une victoire 3-0 sur le club de Douala.

Renaissance de Ngoumou a terminé la phase aller en vacillant, et il était important qu’elle retrouve l’équilibre au démarrage de la deuxième moitié de saison. L’équipe ne pouvait pas espérer mieux que Dynamo de Douala, la défense la plus poreuse de Mtn Elite Two, pour se relancer. Les centristes ont surfé, non seulement sur l’avantage du domicile, mais également sur la méforme de cette formation, pour réussir leur hold-up, mardi au Centre technique de la Fecafoot à Odza, à l’occasion de la 16e journée.

Les poulains de David Pagou se sont brillamment imposés sur le score de 3-0, grâce aux réalisations respectives du capitaine Arnaud Kamdem, Alain Hassana et de leur avant-centre Danzan. Ce dernier aurait même pu signer un doublé dans ce match, si sa tête en toute fin de partie n’avait pas échoué sur la barre du portier de Dynamo. Renaissance prend ainsi quatre points face à cet adversaire, après le nul (0-0) du match aller, et s’assure également sa première large victoire de la saison en championnat.

Laquelle augure forcément des lendemains qui chantent, pour les bleu et blanc. «On est en train de renforcer l’équipe. Il y a eu beaucoup de nouveaux visages pendant la trêve, mais les licences ne sont pas encore disponibles, en raison de quelques soucis administratifs», rassure David Pagou.
Renaissance tentera d’enchainer à la 17e journée sur les installations du Racing de Bafoussam, désormais au stade du Cenajes de Dschang, en raison de la fermeture du stade de Kouékong.

Eliminatoires CAN-U20: Le Cameroun valide son ticket pour le dernier tour

La sélection camerounaise s’est imposée face à l’Ouganda aux tirs au but (1-1, 5-4 tab), après l’égalité aux résultats combinés dans les deux matchs.

Les Lionceaux du Cameroun ont cravaché dur et ont même avalé des couleuvres dans ce match retour, qui les a opposés ce vendredi au stade Ahmadou Ahidjo. Mais ils ont assuré l’essentiel en se qualifiant pour le dernier tour des éliminatoires de la CAN-U20, «Niger 2019». En s’imposant 1-0 au terme du temps réglementaire, les hommes de Christophe Ousmanou ont refait leur retard d’un but au match aller, avant de prendre le dessus à la séance de tirs au but (1-1, 5-4, tab), dans ce match qu’ils avaient timidement débuté. La première véritable alerte est à l’actif des Hippos. Steven Mukwala, fossoyeur du Cameroun à l’aller, réussit un raid solitaire au cœur de la défense camerounaise, et enchaine du droit. Mais sa frappe est stoppée par Antangana Assimba, bien en place (10e). Les Lionceaux, un tantinet timorés dans cette entame de match, subissent le pressing ougandais, et ont du mal à contenir la paire Mukwala-Okello, qui sur une perte de balle de Makani dans la surface, est passée près de l’ouverture du score, n’eut été la frappe manquée d’Okello. A la demi-heure de jeu, les équipiers de Karl Ndedi retrouvent un peu de sérénité, et se lancent à l’assaut de la défense ougandaise.

Le jeune Stéphane Zobo tente des arabesques sur son aile, et titille Keni Saidi le portier des Hippos, sans parvenir à le tromper. Le sociétaire de Toulouse FC (France) et son partenaire d’attaque, René Ndi, seront au cœur d’une deuxième occasion camerounaise, mais la frappe de Zobo ne pose aucun problème au gardien ougandais. Le Cameroun manque de réussite dans cette première manche, et démarre la seconde toujours les pieds dans le tapis. A peine le sifflet a retenti que Julius Poloto engagé dans un slalom dans le camp camerounais, se retrouve face à Atangana Assimba, et décoche une frappe molle captée sans problème par le gardien des Lionceaux.

Nkeng délivre le Cameroun

René Ndi lancé dans un contre depuis l’axe médian, sert Nkeng Taddeus dans sa course. L’ailier camerounais est fauché dans la surface et obtient un pénalty. Nkeng se fait justice et bat à contre pied le portier Keni pour l’ouverture du score (1-0, 66e). Les hommes de Christophe Ousmanou se revigorent et peuvent à nouveau rêver d’une qualification car, aux résultats combinés, les deux équipes sont à égalité 1-1. Ce but n’apporte pas pour autant la sérénité chez les Lionceaux, qui frisent l’égalisation dans le match sur un contre du virevoltant Mukwala, suite à une sortie malencontreuse d’Atangana Assimba, trahit par ses défenseurs. Dans la foulée, l’entrée en jeu de Bonny Elame requinque l’attaque du Cameroun.

L’attaquant de Dragon de Yaoundé sert au deuxième poteau Nkeng, mais la pépite de l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun (Efbc) se troue même en position irrégulière (81e). Les Lionceaux poussent mais n’y parviennent pas, malgré une autre tentative d’Arnaud Kamdem dans les arrêts de jeu. Le score en reste là. Le règlement de la compétition prévoit dans ce cas de figure une séance de tirs au but, remportée par le Cameroun, 5-4 après que Paul Willa ait manqué de transformer son pénalty. Taddeus Nkeng a la responsabilité de jouer le dernier pénalty du Cameroun. L’unique buteur camerounais de ce match récidive et envoie les Lionceaux au dernier tour de cette campagne qualificative. Ils joueront contre le vainqueur de Mali-Tanzanie au prochain tour.

Fiche technique
Rencontre : Cameroun vs Ouganda
Score : 1-1 (5-4, tab)
Avertissements : Ouganda (Bashir Asiky, Musitafa Mujizi)
Durée : 90mn+3’
Ac : Adaari Abdul (Ghana), A1 : Eric Nantière (Ghana), A2 : Paul Kodzo (Ghana)
Cameroun : 1-Atangana Assimba, 3-Ndedi Karl, 18-Fomeyen Sob Franck, 4-Makani Abel Grace, 12-Abba Ibrahim, 8-Ourine Félix, 7-Ndi René, 10-Sakava Moïse (Pemi Farris), 17-Abessolo Manga (Bonny Elame), 11-Nkeng Taddeus, 15-Zobo Stéphane (Arnaud Kamdem)
Entr : Christophe Ousmanou
Ouganda : 18-Keni Saidi (Denis Otim), 16-Paul Willa, 12-Musitafa Kizza, 3-Geofrrey Wasswa, 15-Musitafa Mujuzi, 6-Ivan Eyam, 5-Bashir Asiky, 7-Poloto Julius, 9-Steven Mukwala, 10-Franck Tumwesigye (Robert Kitabarwa), 8-Allan Okello
Entr : Mathias Lule

Eliminatoires CAN-U20 : cascade de forfaits chez les Lionceaux !

En plus de Sali Boubakari, le sélectionneur camerounais devra se passer des services de son capitaine Ignatius Ganago et de Jean François Ngo’o, dans la perspective du match de cet après-midi contre l’Ouganda.

L’infirmerie des Lionceaux indomptables ne désemplit pas de monde. La tanière est au rouge, à quelques heures seulement du coup d’envoi du match retour contre l’Ouganda ce vendredi au stade Ahmadou Ahidjo. La triste nouvelle est tombée hier soir au cours de la visite du ministre des Sports et de l’Education physique à l’équipe : Ignatius Ganago est forfait, a laissé entendre l’attaché médias de la sélection, Albert Njie Mbonde, dans une communication laconique, soutenue par le médecin de l’équipe, le Dr Brice Ndengue.

«L’équipe des kinésithérapeutes et moi avons pris toutes les dispositions nécessaires pour pouvoir leur donner tous les meilleurs soins possibles. Malheureusement, lors de la phase de préparation et au match aller, certains se sont blessés et leur état physique nécessite des soins supplémentaires, et un peu plus de repos. Ils ne pourront pas prendre part à la rencontre». L’attaquant niçois fait partie de cette liste des joueurs défectueux, en raison d’une douleur contractée à une cuisse au match aller. Même s’il a, au cours de la semaine, eu l’illusion de recouvrer sa santé, le capitaine des Juniors camerounais a rechuté et n’est pas à 100% pour disputer cette rencontre.

Dans le même temps, Christophe Ousmanou devra également composer sans Jean François Ngo’o qui souffre des adducteurs, même si ce dernier ne fait pas forcément partie de ses premiers choix. Ces deux cas de forfaits viennent davantage handicaper les Lionceaux, déjà orphelins de leur défenseur, Sali Boubakari, touché à la cheville à l’aller.

Classement Fifa : Le Cameroun réintègre le top 50 mondial

Le pays a gagné une place à la publication de ce mois de mai, rendue publique ce jeudi par la Fédération internationale de football association (Fifa).

Il ne s’agit pas forcément d’une avancée remarquable, au vu de sa stature sur l’échiquier du football africain et mondial, mais le fait est inhabituel depuis ces derniers mois pour être souligné : Le Cameroun réintègre le top 50 du classement Fifa, dont les données du mois de mai ont été mises à jour ce jeudi matin par la Fédération internationale de football association (Fifa). Classé 51e depuis février dernier, la nation vert-rouge-jaune a grappillé une place au ranking mondial, et l’on espère qu’elle va s’améliorer au sortir du match amical qu’elle va disputer le 27 mai prochain contre le Burkina Faso en France.
Les Etalons représentent un bon sparring-partner pour les Lions indomptables, quoiqu’ils n’apparaissent qu’au 54e rang mondial et au 9e rang africain. Le Cameroun est 7e à l’échelle africaine, toujours dominée par la Tunisie, suivie du Sénégal et de la RD Congo qui complète le podium.
L’Allemagne, le Brésil et la Belgique font toujours la course en tête de ce classement du mois de mai.

Le top 10 africain
1. Tunisie (14e)
2. Sénégal (28e)
3. RDC (38e)
4. Maroc (42e)
5. Egypte (46e)
6. Nigeria (47e)
7. Cameroun (50e)
8. Ghana (50e)
9. Burkina Faso (54e)
10. Cap Vert (58e

Le top 10 mondial
1. Allemagne
2. Brésil
3. Belgique
4. Portugal
5. Argentine
6. Suisse
7. France
8. Espagne
9. Chili
10. Pologne

El. CAN-U20/Christophe Ousmanou : «On a travaillé devant les buts»

L’entraineur des Lions U20 a tiré les leçons de l’échec du match aller, et croit avoir trouvé la clé pour le retour face à l’Ouganda vendredi prochain. A la séance d’entrainement de ce mercredi, il a contraint son équipe à s’exercer devant les goals, après avoir appelé dare-dare le jeune Stéphane Zobo pour plus d’alternatives.

Comment préparez-vous ce match retour contre l’Ouganda, à 48 heures de l’échéance ?
Je pense qu’il y a de la sérénité, il y a de l’ambiance, et j’espère qu’ils vont le traduire sur le terrain vendredi.

Après la défaite au match aller, quelles sont les clés pour pouvoir renverser la vapeur au match retour ?
Aucun aspect de la performance n’est à négliger. C’est vrai qu’au match aller en Ouganda, nous avons pêché par la finition. On n’a pas mis les ballons au fond. Si on avait transformé nos occasions, on n’en serait pas là. La séance de cet après-midi, consistait à travailler devant les buts, à mettre le maximum de buts au fond des filets, et j’espère que ça nous réussira.

Est-ce qu’avec l’arrivée de Stéphane Zobo, on peut s’attendre à voir un autre visage de l’attaque camerounaise ?
La star, c’est l’équipe. Il n’y a pas un joueur sur qui on compte spécialement. Nous comptons sur les 18 joueurs que nous aurons sur la feuille. Je pense que Zobo pourra apporter sa contribution pour la qualification.

Vous avez travaillé sur une paire offensive Zogo-Ganago par exemple ?
Ce n’est pas parce qu’on va aligner cinq ou six attaquants que les ballons iront au fond des filets ; Il n’y a qu’un seul joueur qui se retrouvera devant les buts. Nous pensons pouvoir mettre la meilleure équipe possible pour défendre nos couleurs.

Quelles sont les forces et faiblesses de cette équipe selon vous ?
C’est une bonne équipe. La preuve, elle nous a battu 1-0. Il est question pour nous, de ne négliger aucun aspect. Le défi pour nous était de bien récupérer. Je pense qu’au vu de ce qui s’est fait aux entrainements, nous osons croire que les enfants ont bien récupérer et que vendredi, ils vont nous donner satisfaction.

Lions U-20 : Ignatius Ganago reste le capitaine !

Le sélectionneur Christophe Ousmanou a tranché sur la question, et conforte l’attaquant niçois dans ce rôle qu’il s’est coltiné au match aller face l’Ouganda.

Au match aller face à l’Ouganda samedi dernier à Kampala, l’entraineur des Lions U20 a décidé après la réunion de technique, de désigner un nouveau capitaine : Ignatius Ganago, tout nouveau dans le groupe, au détriment de Karl Ndedi, qui a assumé cette responsabilité durant les matchs de préparation, notamment face à Unisport (3-2), match auquel avait bel et bien pris part l’attaquant de l’OGC Nice.

Ce changement a évidemment suscité des gorges chaudes, y compris au sein de la tanière, où quelques joueurs se sont également brouillés pour le choix des maillots à arborer durant cette rencontre. Même si tout cela s’est passé bien avant le match, il va sans dire que ces incidents successifs ont pu déteindre sur l’état d’esprit de l’équipe, et le résultat obtenu sur le terrain pourrait aisément crédibiliser cette thèse.

Mais tout semble désormais rentrer dans l’ordre. La problématique du brassard est désormais élaguée, et Christophe Ousmanou n’en fait pas un problème au sein de son équipe. «Le capitaine, c’est celui qui l’a été au match aller. Je ne sais pas pourquoi il y a polémique. C’est une équipe qui est à son premier match officiel. Et avant le match officiel, il n’y a pas de capitaine, sauf s’il y a des capitaines dans les dortoirs. Nous étions à notre premier match officiel, et nous avons désigné un capitaine, qui celui-là (Ganago)», a tranché le technicien camerounais, au sortir de la séance d’entrainement de ce mercredi au stade militaire de Yaoundé.

Dans la perspective de ce match retour contre l’Ouganda mercredi, le coach des Lions U20 a également appelé en renfort le jeune Stéphane Zobo, pour enrichir son secteur offensif, resté stérile jusqu’ici. L’ancien international U17, aujourd’hui au centre de formation de Toulouse FC, pourrait donc être aligné d’entrée vendredi, et célébrer sa première cape avec les juniors.

Eliminatoires CAN féminine 2018 : Fin de stage mitigée pour les Lionnes !

La sélection nationale féminine a bouclé ce jour à Yaoundé son deuxième regroupement, préparatoire la campagne qualificative face au Congo.

Les filles ont livré à l’occasion, deux matchs amicaux. Le premier opposait des Lionnes évoluant au pays, à une sélection de meilleures joueuses du championnat, et s’est soldé par la victoire 2-1 des filles de Joseph Ndoko. Le second a mis aux prises une deuxième équipe des Lionnes, étoffée par les présences de quelques professionnelles à l’instar de Raïssa Feudjio, Henriette Akaba, Isis Sonkeng ou encore Henriette Akaba, à l’Académie Assio’o Robert, un centre de formation basé à Yaoundé. Cette deuxième rencontre s’est conclue par une défaite 1-2 des Lionnes. Au sortir de ce stage, les joueuses ont été libérées pour une mise au vert de trois jours, et elles rentreront à nouveau en stage dès vendredi prochain, pour la dernière ligne droite de leur préparation face au Congo le 4 juin prochain à Brazzaville.

 

 

Joseph Ndoko : «Je préfère perdre les matchs de préparation et gagner les matchs officiels»

L’entraineur des Lionnes indomptables fait le point du deuxième regroupement de son équipe, bouclé ce mardi à Yaoundé par des matchs d’évaluation aux résultats mitigés, notamment une victoire et une défaite. L’équipe reprend le stage vendredi prochain dans la perspective du match face au Congo le 4 juin prochain, comptant pour les éliminatoires de la CAN féminine 2018 prévue cette année au Ghana.

Rendus à la fin de deuxième regroupement de l’équipe dans la perspective des éliminatoires de la Can féminine 2018, quel bilan en faites-vous ?
C’est un bilan mitigé. On a souvent été angoissés par l’absence d’infrastructures pour s’entrainer. Ça nous a souvent beaucoup préoccupés. Mais sur le plan technique, je crois que les filles ont retenu bon nombre de choses, contrairement à mes attentes de début. On a souvent un problème d’émotion au niveau de la finition. Je crois que ça été géré aujourd’hui lors des matchs de préparation. Au prochain stage, on devra mettre néanmoins un accent dessus.

Votre équipe marque, mais ne parvient toujours pas à préserver les acquis…
On a pris aujourd’hui trois buts qu’on pouvait éviter, même si c’était avec deux équipes différentes. Mais je préfère perdre mes matchs de préparation et gagner les matchs officiels. Je peux vous rassurer que tout ce que nous avons relevé comme errements sur le plan offensif comme défensif, on va en tenir compte. Très tôt vendredi, ça sera notre premier chantier.

L’adaptation avec les joueuses professionnelles qui ont rejoint le groupe tarde à être effective. Qu’est-ce qui fait problème ?
Ce n’est pas évident. Les philosophies sont différentes. Quand une joueuse quitte par exemple l’Espagne pour l’Afrique du Sud, ça varie. Maintenant, son talent peut lui permettre de s’adapter très vite. Il y a encore de petits soucis. Dans le match (face à Assio’o Robert football academy : 1-2), on a vu Akaba et Ada en difficultés et en deçà des attentes. Elles voulaient porter l’équipe sur le dos, ce qui n’est pas évident. Mais avec le temps, ça va se régler.

On peut donc s’attendre à vous voir aligner plus de joueuses locales dans le match face au Congo que de professionnelles ?
Pas forcément. Il y a un problème extrêmement important à souligner : L’émotion. Dans ce match, il y aura un grand public, que ce soit au Congo ou au Cameroun, et ce n’est pas évident. Il y a des filles qui n’ont jamais joué à ce niveau, et c’est difficile de miser sur leur rendement. Du coup, il faut faire confiance à celles qui ont l’habitude d’être dans ce genre de situation.

Quelle sera la composition du troisième contingent qui entrera en stage vendredi pour la troisième phase de ce stage ?
On garde un groupe avec beaucoup de locales. Mais, on a mis en attente les professionnelles. Au fur et à mesure qu’elles viendront, on fera des remplacements. Et en laissant une joueuse locale, on saura qu’elle a déjà épousé 60% de notre philosophie, on pourra la récupérer après. Le gros souci est de savoir si les joueuses qui sont à l’étranger, aussi talentueuses soient-elles, si elles vont vite épouser notre philosophie de jeu le 4 juin.

Que savez-vous du Congo, votre adversaire pour ce match à venir ?
Je ne pense pas. L’idée réelle, c’est d’aller observer l’adversaire. Ça n’a pas été fait. Je me suis basé sur les rapports que j’ai reçus. Si on veut respecter le football, il faut savoir que les autres nations sont en train de travailler pour émerger. Il ne faut pas qu’on se fasse surprendre.
Propos recueillis par Y.A.K.

Toko-Ekambi : «Je suis fier d’avoir gagné ce titre»

Lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2018, Karl Toko Ekambi se dit « fier d’avoir gagné ce titre devant des joueurs qui jouent dans des grands clubs en Ligue 1 », comme Wahbi Khazri et Bertrand Traoré. L’attaquant camerounais du SCO Angers savoure au passage sa « meilleure saison en termes de statistiques et de régularité ». Entretien.

Karl Toko Ekambi, vous êtes le lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2018. Que représente pour vous ce trophée de meilleur joueur africain du Championnat de France de football ?
C’est quelque chose de fort ! Je suis Africain et Camerounais. Et c’est le Prix Marc-Vivien Foé qui était lui aussi un joueur camerounais. Je suis donc fier d’avoir gagné ce titre devant des joueurs qui jouent dans des grands clubs en Ligue 1.
Vous finissez au classement du Prix Marc-Vivien Foé 2018 devant le Tunisien Wahbi Khazri et le Burkinabè Bertrand Traoré. Est-ce que vous connaissez ces deux joueurs et que pensez-vous d’eux ?
Je les connais surtout pour avoir joué contre eux. Je ne les connais pas personnellement. Mais je sais que Bertrand Traoré a joué dans des grands clubs. Il est assez jeune mais il a déjà un beau palmarès et pas mal de grands clubs à son actif. Et Wahbi Khazri est un joueur majeur du Championnat de France. Il fait une grosse saison aussi.
Est-ce de très loin la meilleure saison de votre carrière ?
C’est ma meilleure saison en termes de statistiques et de régularité. Et puis, c’est une saison en Ligue 1. J’évoluais auparavant en 3e puis 2e division. Donc, je pense que c’est ma meilleure saison pour l’instant.
Vous avez marqué deux fois plus de buts que la saison passée. Le fait de rejouer dans l’axe, après une saison sur l’aile gauche, suffit-il à expliquer votre efficacité ?
Je pense que ça suffit à l’expliquer, oui. Après, c’est ma deuxième saison à Angers. Donc, je suis mieux implanté dans ce club. Je suis davantage en confiance. J’ai pu jouer dans l’axe, ce qui est mon vrai poste. Je pense que ça a payé.
Vous allez quitter le SCO Angers, à l’âge de 25 ans. Est-ce le bon moment pour découvrir un nouveau club, voire même un nouveau championnat ?
Oui, je pense que c’est le bon moment. J’ai fait deux saisons à Angers. J’y ai vécu de belles aventures. Maintenant, j’aspire à goûter au haut niveau européen, que ce soit en France ou à l’étranger.
Votre évolution ressemble un peu à celle de Pierre-Emerick Aubameyang, lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2013. Lui aussi s’était mué en buteur féroce après avoir joué ailier. Est-ce que la comparaison vous paraît pertinente ou pas ?
Oui, en termes de trajectoire, en Ligue 1 je veux dire, il y a peut-être une comparaison à faire. Parce qu’on a un peu le même profil. Celui de joueur qui va vite. Et on a un peu la même corpulence. Bref, vous pouvez faire la comparaison. Ça ne me dérange pas du tout.
Vous êtes le premier Camerounais à remporter le Prix Marc-Vivien Foé. Est-ce que ça revêt une signification supplémentaire ?
Supplémentaire, non. Je suis le premier Camerounais, oui. Mais le plus important pour moi, c’est d’avoir fait une bonne saison en Ligue 1. Après, je ne cours pas après les distinctions individuelles. Le plus important, c’est d’avoir fait une bonne saison et d’être en bonne santé. Je suis fier d’avoir gagné ce titre mais ça n’a pas une signification particulière pour moi.
Ce prix porte le nom de Marc-Vivien Foé. Vous étiez âgé de 10 ans lorsqu’il est mort au Stade Gerland de Lyon, le 26 juin 2003. Vous souvenez-vous de cet événement tragique ?
Oui, j’ai des souvenirs parce que cette Coupe des Confédérations je l’avais suivie à la maison avec mes frères, sœurs et parents vu que je regardais tous les matches du Cameroun lorsque j’étais petit. Mon père regarde tous les matches de l’équipe nationale. Donc, oui, je m’en souviens. C’est vrai que c’était triste. Mais on était jeune et donc on ne se rendait peut-être pas compte de l’ampleur de ce qu’il s’était passé. J’ai de vagues souvenirs mais je me souviens d’avoir vu ça en direct.
Champion d’Afrique en 2017, Prix Marc-Vivien Foé en 2018… Que peut-on vous souhaiter pour 2019 ?
Vous pouvez me souhaiter d’être en bonne santé et de poursuivre ma progression !
Et de disputer une Coupe d’Europe ?
Et de jouer une Coupe d’Europe !

Propos recueillis le 10 mai 2018 à Angers

Source: RFI